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Techniques d'étude des fonds marins
La Base de Données Sédimentologiques du SHOM
(BDSS)
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En résumé la Base de Données
Sédimentologiques du SHOM (BDSS) est une structure
d'accueil des données, et métadonnées
associées, permettant l'administration, le chargement,
la consultation, les modifications, l'extraction et le calcul
de paramètres sur des données de sédimentologie
marine géoréférencées.
La BDSS est au centre de l'activité de la cellule sédimentologie.
C'est un outil de gestion des données, récentes
(mosaïques sonar latéral ou SMF) et anciennes
(plomb suiffé), provenant du SHOM mais aussi d'organismes
extérieurs (annexes de thèses, cartes publiées,
données de campagnes scientifiques,
). La Base
de Données Sédimentologiques de données
ponctuelles, a été initiée au SHOM en
1988. La BDSS de deuxième génération
a été remplacée en 1994, car le système
de gestion de la Base (GDM sur station HP) était devenu
incompatible avec le réseau informatique et les autres
bases de données qui s'étaient mises en place
au SHOM dans l'intervalle. La BDSS V4 est développée
depuis 1998 et a été complétée
par les données sufaciques à partir de 2001.
La BDSS est depuis lors composée de données
ponctuelles (BDSS1D) et surfaciques (BDSS2D). L'architecture
de la BDSS repose sur le Système de Gestion de Base
de Données Relationnel (SGBDR) ORACLE et sur le Système
d'Information Géographique Arc View de la société
ESRI. Le SHOM dispose ainsi d'outils pour les études,
la gestion et l'extraction d'informations sédimentologiques
utiles pour les différentes productions du SHOM (des
cartes sédimentologiques (cartes G) aux produits numériques).
Cette base de données permet de travailler en numérique
avec toutes les données, qu'elles soient anciennes
ou récentes, ponctuelles ou surfaciques, et de répondre
aux besoins dans de meilleurs délais : les cartes G
sont désormais réalisées en 5 mois (au
lieu des 12 mois nécessaires auparavant) et des besoins
urgents peuvent être résolus en quelques heures
ou quelques jours.
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BDSS 1D
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Comme les données disponibles
vont des descriptions visuelles de sédiments effectuées
au cours des 150 dernières années jusqu'aux
analyses obtenues avec les systèmes les plus modernes
(microgranulomètres laser, des bancs de mesures sur
carottes, l'imagerie acoustique,
(voir Les
cartes G), il est nécessaire de disposer d'une
base de donnée dédiée à la sédimentologie
conçue selon les besoins et donc préparée
à accueillir tous les paramètres nécessaires.
Les principaux objectifs de cette Base de Données sont
de permettre la compilation des données sédimentologiques
pour la cartographie des fonds, destinée à tous
les usages et à la réalisation de modèles
de dynamique sédimentaire et d'acoustique.
Vue de la BDSS 1D et de la BDSS 2D (respectivement
fenêtres de gauche et de droite)
Les données intégrées
dans cette base concernent, la nature des sédiments
de surface, l'épaisseur des sédiments meubles,
et la nature du socle rocheux. Si la nature du fond est le
seul paramètre indispensable pour toutes les applications,
c'est également le plus facile à appréhender.
Les propriétés des couches sédimentaires
superficielles et leur épaisseur sont, par contre,
moins bien connues ou moins facilement intégrables
sous forme numérique mais demeurent l'élément
indispensable aux futurs modèles 3D (voir Propriétés
géoacoustiques).
Dès le milieu du XIXe siècle, des
études sur la migration des bancs de sable et sur l'extension
des sédiments avaient été réalisées
par le Service Hydrographique de la Marine. Ces études
et les cartes de natures de fond publiées à
cette époque reposaient sur les dizaines de milliers
de descriptions relevées annuellement, ainsi que sur
diverses données hydrographiques. La BDSS1D fait en
outre appel aux nombreuses autres bases de données
du SHOM, qu'il s'agisse de la bathymétrie, de la photogrammétrie,
du trait de côte, ... Cette base a donc été
conçue en fonction des objectifs et des outils logiciels
permetant la gestion et la réalisation de produits
sur les couches sédimentaires superficielles, sans
limitation géographique.
La BDSS 1D ne comprend que des données ponctuelles
géoréférencées, regroupées
en cinq familles :
- descriptions visuelles (plomb suiffé, photographies,
descriptions de plongeurs,
- prélèvements de surface analysés
en laboratoire (bennes, dragues,..),
- logs sédimentaires (carottages, forages),
- nature du substratum rocheux,
- épaisseur de sédiments.
Structure de la BDSS 1D
Le système d'acquisition, ainsi que
toutes les caractéristiques du levé, ayant permis
l'acquisition de ces données sont regroupés
dans une série de métadonnées.
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Chaque famille est caractérisée
par les paramètres qu'elle contient. Ainsi, les
descriptions visuelles ne contiennent que le nom du sédiment
et des éléments annexes (algues, coquilles,
coraux, ...), alors que les logs de carottages ou de forages
contiennent en plus des paramètres ponctuels (nom
du sédiment, grain moyen, asymétrie, %vase,
%CaCO3, densité,...), des paramètres zonaux
(âge, niveaux de Heinrich, ...) et des paramètres
continus (densité, couleur, ...). |
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Log d'une carotte
de la BDSS 1D
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En l'absence de prélèvements,
la caractérisation de la nature des fonds demeure impossible.
Les prélèvements ont donc constitué la
première priorité dans le développement
de la Base. La BDSS comporte ainsi :
- les paramètres descriptifs des sédiments
(taux de cailloutis, graviers, sables, sables fins, vases,
carbonate de calcium; nom du sédiment selon plusieurs
classifications),
- certaines propriétés physiques, mesurées
ou calculées (densité, célérité,
porosité),
- les paramètres nécessaires pour les modèles
tels que ceux de Gao et Collins et Hamilton (Grain moyen,
asymétrie, classement, médiane).
Une liste de paramètres
complémentaires a été ajoutée
récemment afin d'intégrer la rugosité
obtenue par des analyses granulométriques, ainsi que
les taux de silts et argiles nécessaires à la
classification des sédiments océaniques.
Si un point de carottage apporte énormément
d'informations, il se trouve être d'autant plus coûteux
à intégrer dans la base et le nombre de carottages
et forages intégrés demeure donc encore faible
; à l'opposé les données anciennes obtenues
à l'aide d'un plomb suiffé sont assez simples
à numériser et se comptent par millions dans
les archives du SHOM. Afin de garantir l'archivage de ces
données très anciennes la priorité a
donc été donnée à leur numérisation.
Toutes ces données peuvent être confrontées
à l'écran, ce qui permet d'apprécier
la cohérence entre les données anciennes et
récentes ou entre les prélèvements et
les données acoustiques.
Observations ponctuelles de la fin du
XIXe siècle en Mer d'Iroise (BDSS1D)
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BDSS 2D
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La BDSS des données surfaciques (BDSS
2D) comprend :
- les cartes de limites des surfaces et d'objets détectés
sur les mosaïques d'imagerie acoustique,
- les cartes issues de l'interprétation de données
de sismique Haute et Très Haute Résolution
(THR), les cartes d'isopaques des sédiments meubles
et d'écho-faciès,
- les cartes des natures de fond issues de la synthèse
des données de la granularité des fonds
issues d'un ou plusieurs systèmes calibrés
par des descriptions et analyses de sédiments,
- les cartes sur la teneur en carbonate de calcium traduisant
la présence des débris biogéniques
tel que les coquilles et tests d'organismes,
- la nature de la surface du socle rocheux.

Contenu de la BDSS 2D
Toutes ces cartes sont vectorisées
intégrées et validées dans la BDSS 2D
non projetées et en WGS84. Elles sont accompagnées
de leurs métadonnées comprenant par exemple
l'échelle de la carte, la gamme d'échelle pour
laquelle elle peut être utilisée, la date de
la publication, l'auteur, l'origine des données,
Les cartes de "natures de fond" produites au cours
des dernières années par le SHOM sont le résultat
de l'extraction des BDSS 1D et 2D (imagerie sonar latéral
et/ou SMF, systèmes de classification des fonds,
),
mais aussi de données extraites d'autres bases de données
hydrographiques (trait de côte, épaves, sondes,
isobathes, obstructions, amers, bouées). Toutes ces
données spécialisées ainsi regroupées
permettent de supprimer la partie "état des connaissances"
que contenaient les anciennes cartes pour ne se consacrer
qu'aux informations pertinentes pour les utilisateurs.
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Exemple de synthèse
numérique de la nature des fonds avant son intégration
dans la BDSS
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Toutes les cartes sédimentaires contenues dans les
archives du SHOM et/ou obtenues dans le cadre de collaborations
avec les organismes extérieurs au SHOM, sont intégrées
dans cette base.
Animation sur les cartes
de la BDSS à différentes échelles.
La BDSS 2D permet :
- la réalisation de cartes de synthèses,
- la visualisation des cartes et des informations liées
aux surfaces et aux courbes,
- la diffusion des données pour les applications
civiles et militaires,
- la base d'études de sédimentologie,
- l'archivage de données sédimentaires surfaciques,
dont les différentes éditions des cartes
G, sans limite géographique,
- la préparation des produits numériques
3D.
Les données de la BDSS 2D concernent
les trois dimensions, c'est à dire qu'en un même
lieu plusieurs cartes peuvent coexister pour décrire
la surface, les couches sédimentaires et la roche sous-jacente.
Elles concernent également le temps, puisque la dynamique
sédimentaire mais aussi l'évolution des techniques
entraînent des modifications des cartes sédimentaires.
Son distinguées dans la BDSS 2D les cartes de nature
de fonds des cartes structurales issues de l'imagerie sonar
latéral et SMF.
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Exemple de visualisation
de carte de la BDSS. Carte de structures sédimentaires,
issue de recherches
au sonar latéral d'épaves au large du
nord cotentin
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Eléments validés dans la
BDSS (au 1er janvier 2009)
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Nombre d'éléments
dans la BDSS
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| 1D : Observations
(Plomb suiffé, descriptions de plongeurs, analyse
de photos,
) |
721 483
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| 1D : Bennes (Analyses granulométriques
de prélèvements à la benne) |
11 715
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| 1D : Carottes |
135
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| 2D : Cartes de nature de
fond |
130
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| 2D : Cartes de structures
sédimentaires |
82
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| 2D : Cartes de CaCO3 |
24
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| 2D : Cartes d'épaisseur
de sédiments |
14
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