Centre Milititaire d'Océanographie
|
La mission
|
|
Les fonctions de l'océanographie
militaire sont de :
- fournir aux forces navales la meilleure connaissance
possible de l'environnement océanique, et les moyens
de l'exploiter, pour l'utilisation de leurs systèmes
d'armes,
- contribuer à optimiser la conception des systèmes
d'armes, en fonction de l'environnement dans lequel ils
seront déployés.
|
L'environnement océanique
|
|
L'environnement océanique
L'environnement océanique comprend
la colonne d'air (l'atmosphère), la colonne d'eau et
le substrat. Les systèmes d'armes à mettre en
oeuvre sont très diversifiés, depuis la torpille
ou le missile autonome jusqu'au porte-avions et son aviation
embarquée, en passant par les systèmes de détection
(sonar, radar, infrarouge...) ou de transmission d'information.
Les utilisateurs des produits de l'océanographie militaire
sont aussi très divers, depuis l'opérateur d'un
système précis jusqu'au commandant en chef d'une
force en passant par les concepteurs des futurs systèmes
d'armes.
Créé le 1er juin 1990 au sein de l'Etablissement
Principal du Service Hydrographique et Océanographique
de la Marine (EPSHOM), le Centre Militaire d'Océanographie
fait partie du SHOM et est placé sous tutelle de la
Délégation Générale pour l'Armement,
via la Direction des Recherches, Etudes et Techniques, pour
ses activités de recherche et développement.
Le Centre Militaire d'Océanographie a principalement
des activités de recherche, de développement,
et de soutien opérationnel. Il participe à l'augmentation
de l'expertise océanographique et à l'analyse
du besoin opérationnel en termes de connaissance de
l'environnement.
Ses activités principales portent sur :
- la connaissance et la prévision des conditions
d'environnement dans la colonne d'eau pour l'utilisation
des systèmes sonar de détection sous-marine,
dans les zones d'intérêt de la marine nationale
(principalement l'océan Atlantique nord-est, la
mer Méditerranée et le nord de l'Océan
Indien),
- la géo-acoustique (détection active et
passive en très basses fréquences),
- la lutte au-dessus de la surface (effets de l'atmosphère
sur la propagation infrarouge, radio, radar).
Le CMO participe à l'amélioration de la connaissance
et de l'expertise océanographique et acoustique.
En prenant comme exemple l'utilisation d'un
système de détection sous-marine (DSM), il est
nécessaire pour une bonne exploitation tactique d'un
sonar de bien connaître le profil de vitesse de propagation
du son (ainsi que d'autres paramètres tel le bruit
ambiant), non seulement à l'endroit et à l'instant
où on se trouve, mais aussi dans toute la zone accessible
aux ondes sonores, à un instant donné ainsi
que dans un futur proche. La connaissance du champ de célérité
" ailleurs et plus tard " est obtenue au moyen de
la fusion des informations disponibles à bord et de
celles issues de trois sources principales suivantes :
- les mesures effectuées in-situ,
- la connaissance statistique des conditions d'environnement,
- les sources " extérieures ", comme par
exemple les mesures effectuées à bord d'autres
bâtiments mais surtout les informations issues de centres
d'analyse et de diffusion comme la cellule d'environnement
du CMO (CELENV).
Le CMO prépare l'avenir.
Le CMO pilote des programmes d'études
amont qui visent à :
- améliorer la connaissance du milieu marin et
de son impact sur les opérations militaires,
- préparer les futurs moyens d'observation et de
modélisation opérationnels.
Le CMO conçoit, met au point et développe les futurs
systèmes d'analyse et de prévision océanique.
Un système d'analyse et de prévision océanique
est fondé sur deux composantes essentielles : des données,
des modèles. Les données doivent être
acquises en temps réel (ou quasi réel, en raison
de la dynamique temporelle d'évolution des phénomènes
étudiés) et aussi synoptiques que possible (synoptique
= qui embrasse une large surface au même moment).
Les modèles de comportement dynamique permettent
d'interpoler ces données et de les extrapoler, que
ce soit spatialement (on parle alors de " nowcasting ",
c'est-à-dire avoir une information là où
il n'y a pas de données) ou temporellement (on parle
alors de " forecasting ", c'est-à-dire avoir
une information dans le futur).
Dans ce domaine, le CMO pilote la réalisation du système
opérationnel d'analyse et de prévision (SOAP)
couvrant les principales zones d'intérêt de la
marine.
|
|
|