Les types de courants
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1. Courants d'origine climatique, saisonnière
et météorologique
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Les courants "radiationnels" peuvent être eux-mêmes
subdivisés en :
- une composante permanente résultant de la répartition
moyenne des systèmes climatiques à la surface
du globe,
- une composante périodique due à la succession
des saisons, qui peut être interprétée
comme une modulation cyclique de la composante permanente,
- une composante non périodique ayant pour origine
les effets météorologiques.
Les composantes permanente et saisonnière constituent
ce qu'il est convenu d'appeler les courants généraux.
Ceux-ci sont généralement faibles, mais leur
intérêt pour la navigation maritime, bien qu'actuellement
moindre qu'autrefois, n'est pas négligeable en certaines
zones (le Courant de Floride qui peut atteindre 4,5 noeuds),
et sur de longs parcours où ils peuvent modifier sensiblement
les durées de navigation.
La source la plus complète, à juste titre
la plus connue concernant les courants généraux
est constituée par les Pilot Charts produites
par l'United States National Oceanographic and Atmospheric
Administration (NOAA). Le SHOM fournit ces informations
dans les Instructions Nautiques et sur certaines
cartes à petite échelle.
Les courants engendrés par les effets météorologiques
sont aléatoires : ils sont donc traités par
des méthodes statistiques afin de rechercher, par
exemple, les relations avec le vent ou calculer des probabilités
d'occurrence.
Le vent génère le courant de dérive
par entraînement des couches superficielles qui se
transmet par viscosité aux couches plus profondes.
La rotation terrestre a pour effet de modifier la direction
du courant ainsi généré en raison de
la force de Coriolis : un mobile se déplaçant
à la surface de la Terre est dévié
vers la droite dans l'hémisphère nord et vers
la gauche dans l'hémisphère sud. Selon la
théorie, pour un vent ayant soufflé dans la
même direction pendant plusieurs jours en tout point
d'une étendue d'eau indéfinie et par grand
fond (plus de 200 m), le courant de dérive en surface
est dirigé à 45° de la direction du vent.
La diminution de l'un de ces paramètres (durée,
étendue, profondeur) a pour effet de diminuer la
déviation. Ainsi, près des côtes et
par vent variable, le courant de dérive en surface
est sensiblement orienté dans le lit du vent. En
zone côtière, la vitesse de dérive superficielle
représente en moyenne 3% de la vitesse du vent, mais
des écarts très importants peuvent exister
; notamment en présence de houle, elle peut atteindre
5%.
La côte constitue un obstacle pour le courant de
dérive, provoquant une accumulation ou au contraire
un retrait d'eau, selon l'orientation relative du vent et
du trait de côte. Lorsque le vent est bien établi,
la force de Coriolis se manifeste surtout par un afflux
d'eau vers la côte lorsque celle-ci se trouve à
droite du lit du vent dans l'hémisphère nord
ou par un reflux dans le cas contraire. Au bout d'un certain
temps, cette accumulation ou ce retrait d'eau est associé
à un courant de pente dirigé, dans
l'hémisphère nord, à droite de la direction
de la pente maximum descendante qui vient éventuellement
renforcer le courant de dérive. Le courant de dérive,
le courant de pente et éventuellement le courant
général auquel ils se superposent constituent
la circulation littorale.
Bien que les courants correspondants soient généralement
faibles (vitesse inférieure au noeud), la circulation
littorale n'est pas à négliger à cause
de la proximité des côtes. Les Instructions
Nautiques constituent le support le plus appropriée
pour décrire la circulation littorale en raison de
son caractère local et de sa variabilité en
fonction des conditions météorologiques.
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2. Courants de marée
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Les courants de marée se distinguent souvent par leur
vitesse parfois très élevée. Ils peuvent
en effet être supérieurs à 10 noeuds en
certains endroits, comme le Raz Blanchard ou certains détroits
de la côte de Colombie Britannique. Leur origine "gravitationnelle",
parfaitement identifiée, est une manifestation du phénomène
des marées dont la cause est la variation de la force
génératrice de la marée due aux mouvements
relatifs de la Terre, de la Lune et du Soleil (référence,
Guide du SHOM " la Marée").
L'identification et l'analyse de cette action des astres
peut être effectuée à partir des mesures
de courant réalisées en un point pendant une
durée suffisamment longue (typiquement une quinzaine
de jours), et les mêmes causes produisant les mêmes
effets, la connaissance du mouvement des astres permet,
à partir des résultats de cette analyse, de
calculer les courants de marée et donc de réaliser
des prédictions. Cette technique a longtemps été
à l'origine des documents relatifs aux courants à
l'usage des navigateurs ; elle est encore la source principale
des renseignement portés sur les tableaux de courants
des cartes marines. Elle présente cependant l'inconvénient
de nécessiter des mesures prolongées de bonne
qualité, afin d'une part d'identifier et éliminer
les effets météorologiques, et d'autre part
d'évaluer le plus précisément possible
les composantes d'origine gravitationnelle. L'acquisition
de telles mesures est souvent difficile et onéreuse,
précisément dans les endroits intéressants
pour la navigation maritime comme les chenaux de navigation
ou les zone de courants violents.
Les courantomètres
sont des appareils coûteux, leur mouillage et leur
récupération nécessitent des moyens
importants et leur taux de perte n'est pas négligeable.
Il en résulte des mesures trop peu nombreuses au
regard des besoins et une répartition des points
de mesures très souvent peu satisfaisante, sans espoir
d'une amélioration rapide au rythme actuel des observations.
Petit glossaire sur les courants de marée :
Qu'est ce que
le "flot" et le "jusant" ?
Comment définit-on
les phases du courant ?
Direction
et vitesse du courant de marée
La règle
des sixièmes ou comment calculer les courants de
marée.
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