| La lettre du shom / Lettre n°13 |
19-03-2009 | |||||||||||||||||||||||||||||
Les lignes de base droites et les limites de la mer territoriale sont représentées sur les cartes du SHOM d'échelles comprises entre le 1/150000 et le 1/1000000. La ligne de base est aussi utilisée pour limiter les zones de pêche à 6 milles, pour des ressortissants de l'Union Européenne.
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Les ressources sur lesquelles l'État côtier exerce ses droits sur le plateau continental sont restreintes aux " ressources minérales et autres ressources non biologiques des fonds marins et de leur sous-sol, ainsi que les organismes vivants qui appartiennent aux espèces sédentaires (...).(1) " Le plateau continental peut s'étendre au-delà de 200 milles des lignes de base, jusqu'à une ligne située soit à 60 milles du pied du talus continental, soit jusqu'à une ligne où l'épaisseur des sédiments est égale au moins au centième de la distance qui sépare cette ligne du pied du plateau continental. La limite extérieure du plateau continental ne doit pas être située à plus de 350 milles de la ligne de base, ou à plus de 100 milles de l'isobathe de 2500 mètres (voir schéma) On remarque que le plateau continental au sens juridique du terme comprend, outre le plateau continental au sens géomorphologique, le talus et une partie de croûte océanique recouverte de sédiments. Certains pays tels l'Irlande ont un plateau continental trèsendu, mais celui de la France dépasse peu la zone économique. Le pays désirant revendiquer un plateau continental au-delà des 200 milles de sa zone économique doit le faire dans les dix ans à partir de l'entrée en vigueur de la convention, c'est-à-dire avant 2004 pour la France. Le plateau continental (juridique) contient la majeure partie des sédiments de la planète, ce qui justifie l'intérêt économique que lui portent les États. |
Partage de territoires |
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Lorsque deux pays sont proches, une frontière maritime délimitant leurs plateaux conti-nentaux, leurs zones économiques exclusives voire leurs eaux territoriales doit être définie. Ce partage peut être fait sur la base de l'équidistance (2), si celle-ci est réputée équitable par les deux pays. La ligne d'équidistance est ensuite simplifiée, par échange de zones d'égale surface. Dans le cas où l'équidistance n'est pas jugée équitable, ou si la souveraineté sur certaines îles ou certains hauts-fonds est contestée, les négociations sont souvent longues et difficiles ; c'est le cas pour les anglo-normandes, et ce fut également le cas pour le partage de la zone économique entre le Canada et Saint-Pierre et Miquelon, délimitation qui fut tranchée par un tribunal arbitral, accepté par la France et le Canada. Dans le cas de Saint-Pierre et Miquelon, la dissymétrie des deux entités en présence est flagrante : un grand pays d'un côté, et une petite île de l'autre. Les canadiens n'ont pas accepté l'application de l'équidistance pour la délimitation de la ZEE, ne voulant accorder à Saint-Pierre et Miquelon qu'une enclave dans leur ZEE. Le tribunal arbitral a finalement accordé à Saint-Pierre et Miquelon un couloir de 200 milles, de la largeur de ces îles (voir carte) |
Rôle du SHOM et état d'avancement des travaux |
Pour la France métropolitaine, la frontière
maritime avec la Belgique est déterminée,
ainsi que celle avec Monaco et le Royaume-Uni, sauf
au voisinage des îles anglo-normandes, où
elle est en cours de négociation. Les frontières
avec l'Italie et l'Espagne restent à définir,
sauf dans quelques endroits précis. Pour les
départements et territoires d'outre-mer, la
moitié des frontières maritimes restent
à établir. Sur demande du ministère
des Affaires Etrangères, le SHOM propose des
projets de délimitation maritime avec les pays
concernés.
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