Police plus grandePolice plus petite

Communiqués

Imprimer la page

Le Laplace en Afrique : interview

Julian Le Deunf ingénieur hydrographe (à droite sur la photo) parle du Laplace et de ses missions en cours...

 

·         Où va le Laplace en 2017  (pays, trajet, etc…)?

 

Cette année, le bâtiment hydrographique Laplace avec des hydrographes du Shom à bord, réalise une mission de 100 jours dans le golfe de Guinée (ZMATO 2017). Le navire est parti le 19 janvier de Brest avec pour destination finale le port de Kribi au Cameroun. Plus tard dans l’année, un levé hydrographique à Dunkerque dans une zone future d’éoliennes en mer est également prévu pour le Laplace : 2017 est une année chargée !

 

 

 

·         Pourquoi le choix de l’Afrique de l’Ouest….

 

L’Afrique de l’Ouest est couverte par des cartes marines très anciennes qui n’assurent plus correctement la sécurité de la navigation maritime alors que les besoins ont évolué. La France a la responsabilité de la cartographie marine de plusieurs pays de la région, où évolue régulièrement notre marine, dans le cadre d’arrangements bilatéraux entre Etats. Pour la refonte des cartes, il faut des données. En particulier pour les ports dont la physionomie a beaucoup évolué, comme Bata en Guinée Equatoriale ou Kribi au Cameroun et qui n’apparaissent que très sommairement sur les cartes marines actuelles.

Il y a deux ans, le Laplace avait déjà effectué des missions au Togo et au Bénin, et il reste encore beaucoup de travail…

 

 

 

·         Quels sont le but et les enjeux de cette mission…. Relations avec les pays traversés.

 

L’enjeu principal de la mission est l’hydrographie du port en eau profonde de Kribi et de ses accès. Ce tout nouveau port camerounais a pour ambition de devenir le premier port d’Afrique de l’Ouest, et la connaissance parfaite des profondeurs (on dit aussi la bathymétrie) de ce port et de ses accès, ou encore de la marée et des courants, est fondamentale. Nous avons eu le privilège d’être le premier bateau étranger à se mettre à quai dans ce port entièrement neuf.

 

Parallèlement, il faut noter que l’Organisation Hydrographique Internationale (OHI) sous l’impulsion de la France contribue à renforcer les initiatives régionales soutenant les pays dans le développement de capacités propres en hydrographie et cartographie marine.

 

 

·         Parlez-nous un peu de l’équipe et du bateau

 

Le Laplace est un bâtiment hydrographique côtier de 59 m, pourvu d’un équipage de 35 marins et de 12 hydrographes. Il emporte deux vedettes hydrographiques pour les travaux les plus côtiers et différents types de capteurs : sondeurs multifaisceaux et monofaisceaux, sonar latéral, magnétomètre,.... Il a les équipements scientifiques et les matériels nécessaires pour mener à bien les missions d’hydrographie côtière que l’équipe embarquée du Shom met en œuvre.

 

Cette équipe est composée :

- d’un chef de salle de dessin, c’est le chef d’orchestre de l’équipe, il planifie les activités journalières et contrôle le levé au jour le jour ;

- d’un informaticien, il s’assure que l’ensemble des outils informatiques sur le bateau fonctionne et assure la bonne sauvegarde des données acquises ;

- de six hydrographes, ils travaillent sur le terrain et à bord des vedettes afin d’acquérir la donnée, puis de retour sur le bâtiment ils traitent ces données ;

- de trois membres en soutien technique, ils préparent le matériel hydrographique et participent à l’emploi des vedettes hydrographiques ;

- et d’un ingénieur hydrographe, représentant du directeur technique, il contrôle le bon déroulement du levé, en fixe les orientations et veille à la coordination et aux bonnes relations avec l’état-major du bateau ainsi qu’avec les autorités portuaires.

 

 

 

 

Accès rapide
Prédiction de marée Groupe d'avis aux navigateurs (GAN) Informations nautiques Catalogue des cartes Espace de diffusion Portail data.shom.fr
Catalogue PPML
Catalogue PPML