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Pourquoi pas ?

N/O Pourquoi pas ? 

Dans le cadre d'un partenariat* entre la Marine nationale, l'Ifremer et le SHOM, la Marine Nationale dispose de 150 jours d'activité sur le navire océanographique (N/O) Pourquoi pas?  mis en service en 2006. La quasi-totalité de ces jours de mer sont utilisés par le SHOM dans le cadre de ses missions.

 

 

* financement 55% Ifremer et 45% Marine nationale

 

 

Equipements principaux :

  • VM-ADCP 38 et 150 kHz - RDI
  • GNSS Aquarius - Thales
  • Gravimètre KSS32M - Bodenseewerk
  • Centrale inertielle PHINS - Ixblue
  • Thermosalinomètre SBE 21 - Seabird
  • Bathysonde jusqu'à 6000 m - Seabird
  • Carottier Calypso de 30 mètres, jusqu'à 10 000m
  • Sondeur latéral MPX 4300 - Edgetech
  • Magnétomètre Seaspy - Marine Magnetics
  • Magnétomètre vectoriel VM 300D - Ixsea
  • Sondeur monofaisceau EA600 12,38 200 kHz - Konsberg-Maritime
  • Sondeur multifaisceau 7111 100 kHz - Reson
  • Sondeur multifaisceau 7150 12 kHz - Reson
  • Sondeur multifaisceau 7150 24 kHz - Reson
  • Synchronisation équipements acoustiques SADS - Ifremer
  • Bathythermographe MK21 - Sippican
  • Système d'acquisition et d'archivage de données bas débit TECHSAS - Ifremer
  • 1 vedette hydrographique - Fassmer
  • ROV Victor 6000, Nautile - Ifremer

 

Se reporter au site de l'Ifremer pour de plus amples informations.

 


 

 

 

Direction les glaces !

De août à novembre 2017, le navire océanographique Pourquoi Pas ? a pris la direction du Grand Nord afin d’effectuer des mesures bathymétriques, océanographiques et sédimentologiques dans les mers froides d’Islande, de Norvège, du Groenland et de Barents.

 

Dans une première phase, une équipe d’hydrographes du Shom a réalisé des mesures visant à améliorer la connaissance bathymétrique en Atlantique Nord.

 

 

Mi-août, lors d’un arrêt à Reykjavik, des scientifiques du Shom ont rallié le navire pour le volet océanographique de la campagne.

Mise à l'eau de la bathysonde petit fond, munie de ses capteurs biologiques

Les mers nordiques sont encore difficilement accessibles et les satellites pouvant les observer sont peu nombreux. Ces mers ont aussi des caractéristiques radicalement différentes des autres régions du globe : elles sont marquées par de basses salinités, un effet de la rotation terrestre plus intense, la présence de glace avec leur cycle de formation, de dérive et de fonte, et des températures froides favorisant les précipitations dans le bilan évaporation-précipitation. Les modélisations océanographiques existantes sont générales et reposent sur des observations  limitées. Il est donc nécessaire d’acquérir des données in situ afin d’améliorer la connaissance et les modèles des mers nordiques. Le principal objectif était l’étude du courant est groenlandais.

Mise à l'eau de la bathysonde grand fond

Cette campagne, conduite du 19 août au 3 septembre, a été rythmée par de nombreuses opérations de bathysondages, permettant d’étudier très précisément et avec un échantillonnage très important dans la colonne d’eau, tous les paramètres physiques et biologiques  qui la caractérisent : température, salinité par mesure de la conductivité de l’eau de mer, taux de chlorophylle A, substances jaunes (matière organique dissoute), turbidité, courant. Un capteur de pression permet de connaître la profondeur de chaque donnée mesurée.

Exemples de résultats obtenus sur une radiale bathysondes entre l'Islande et le Groenland
Visualisation du courant sur toute la colonne d'eau entre l'Islande et le Groenland

Pour la mesure des courants, plusieurs profileurs ont été mouillés, à des positions précises. Les instruments resteront sur le fond une longue période.

Mise à l'eau d'une cage de type antirion équipée d'un profileur de courant
Vérifications avant mouillage

Des bouées de type WOCE, dérivant avec les courants marins, ont également été mises à l’eau, ainsi que des flotteurs ARVOR, participant à la collecte des données de température, de salinité et de pression sur l’ensemble des océans, dans le cadre du programme international ARGO (http://www.insu.cnrs.fr/environnement/ocean-littoral/le-programme-international-argo).

Mise à l'eau d'une bouée WOCE
Mise à l'eau d'un flotteur ARVOR
Carottage Calypso

Le troisième volet de la campagne portait sur la sédimentologie. Il se déroula du 6 septembre au 15 octobre et avait pour objectif la caractérisation des fonds et du sous-sol des mers d’Islande, du Groenland, de Norvège et de Barents. Cette campagne venait en complément de la mission MOCOSED 2014 (MOdélisation des COuches SEDimentaires) pour la partie située entre le Spitzberg et la Norvège mais était exploratoire entre la façade occidentale du Groenland et la mer de Barents où aucune donnée n’avait encore été collectée. Les campagnes MOCOSED comportent des mesures permettant la création ou l’amélioration des modèles géoacoustiques, la réalisation des cartes sédimentaires et visent à acquérir suffisamment de données pour comprendre les processus sédimentaires impactant les caractéristiques du fond et son évolution.

La campagne de 2017 se divisait donc en deux zones géographiques :

-          L’une à l’ouest entre le nord de l’Islande et le Spitzberg, en mer d’Islande, du Groenland et de Norvège,

-          L’autre entre le Spitzberg et le nord de la Norvège, en mer de Barents.

Découpe d'une carotte par l'IEF Le Faou, sédimentologue au Shom
Analyse d'une carotte par l'ASC Marches, sédimentologue au Shom

Pour la partie exploratoire, entre le Groenland et le Spitzberg, les équipes du  Shom travaillaient en collaboration avec les universitaires de Bordeaux, également intéressés par cette zone dans le cadre de leurs recherches ou de leurs travaux de thèses.

Cette mission sédimentologie a nécessité le déploiement de différents systèmes de prélèvements (carottier, bennes de prélèvement), alors que les appareils de mesure tels que le sondeur multifaisceau et le sondeur de sédiments  acquéraient en permanence. Des mesures par bathysondes ont également été effectuées.

Avant le retour sur Brest, les hydrographes embarqués à bord du Pourquoi Pas ? ont achevé le déploiement par un levé bathymétrique en Atlantique nord.


CAMPAGNE  DYNSEDIM 2015

Du 09 au 20 juillet 2015, les équipes scientifiques embarquées à bord du navire océanographique Pourquoi Pas ? ont mené des travaux bathymétriques et de sédimentologie en mer Celtique, entre Ouessant et Belle Île. Des techniciens et experts du SHOM, de l’université d’Angers et du Service Hydrographique Portugais ont travaillé conjointement autour d’une même thématique : la dynamique sédimentaire.

La campagne DYNSEDIM (DYNamique SEDIMentaire) 2015 s’inscrit dans le cadre des activités liées à la modélisation de la dynamique sédimentaire – la façon dont les particules fines se mobilisent en profondeur, nécessaire pour prévoir l’évolution des fonds marins, l’enfouissement des objets ainsi que dans l’étude de la turbidité. Mais les mesures in situ manquent. Les campagnes DYNSEDIM ont donc pour objectif d’acquérir les données d’entrée par des mesures in situ par des prélèvements et mesures bathymétriques. Elles visent aussi à déterminer la composition des sédiments, leur répartition spatiale, et enfin les gammes de concentration de la turbidité de fond et leurs variations. Les mesures de turbidité sont ciblées et permettront de spécifier les lieux de mise en place de capteurs de turbidité qui seront déployés sur 5 ans - dès 2016 - dans le cadre du projet ROEC (Réseau d’Observation de l’Environnement Côtier), projet piloté conjointement par le SHOM et l’Ifremer.

Un levé bathymétrique effectué au sondeur multifaisceaux et au sondeur de sédiments, couplés à un système de classification des fonds reposant sur l’intensité du signal réfléchi, a été mené sur les zones d’intérêt en Sud Bretagne et entre les différents points de prélèvements. Ce levé avait pour objectif de déterminer les caractéristiques et la morphologie des structures sédimentaires.

 

Extrait de la carte FR7211 (1 :1 000 000)

Différents carottiers ont été utilisés pour les prélèvements.

Carottier d'interface du SHOM



Deux types de carottier d’interface, celui du SHOM et le multitubes GEMAX de l’université d’Angers, permettant de prélever deux carottes sur la même station. Ces systèmes permettent de prélever une carotte de 1m maximum.

Déploiement du Vibro-carottier


Deux hydrographes du service hydrographique portugais étaient à bord du Pourquoi Pas ? afin de tester leur vibro-carottier. Ce type de carottier s’enfonce dans le sédiment par des vibrations engendrées par un moteur situé au sommet du carottier, il est donc plus adapté aux fonds plus durs, comme ceux rencontrés lors de cette campagne qui mélangeaient sable et vase.

Mouillage d’une cage antirion avec ses capteurs.

Des dispositifs de mesure du courant et de turbidité ont été mouillés.

 

 

Les équipes ont également procédé au mouillage de deux cages DORA. Ces cages sont équipées de nombreux capteurs comme un courantomètre, un turbidimètre, un capteur de température ainsi que d’un appareil photo.

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