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Alerte aux tsunamis

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Introduction

Aujourd’hui, près de 40 % de la population mondiale vit en bord de mer. Les images du tsunami survenu le 11 mars 2011 au Japon ont encore une fois démontré la puissance destructrice des tsunamis et la pertinence de la mise en service opérationnel de systèmes d’alerte aux tsunamis. Ces derniers ont en effet permis l’évacuation de nombreuses zones menacées au Japon et dans d’autres pays du Pacifique directement exposés (Russie, Etats-Unis, Polynésie française…).

Dans ce domaine, une coopération internationale dans chaque bassin océanique est indispensable, et c’est à ce titre que, dès le lendemain du tsunami de Sumatra du 26 décembre 2004 et de la conférence mondiale sur la prévention des catastrophes en janvier 2005 à Kobe (Japon), la commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO a été chargée par la communauté internationale de mettre en place un système d’alerte aux tsunamis dans les différents bassins océaniques concernés. 

Au travers de ses départements et collectivités d’outre-mer, la France est directement concernée par ces directives et apporte, via les actions du SHOM et de ses partenaires, sa contribution à la mise en place des systèmes d’alerte aux tsunamis en Méditerranée, dans l’océan Pacifique, en mer des Caraïbes et dans l’océan Indien. 

 

Principes du centre d’alerte au tsunami

Un centre d’alerte a pour objectifs opérationnels de diffuser, dès la détection d’un événement sismique potentiellement tsunamigène, des messages aux autorités de sécurité civile ainsi qu’aux autres centres d’alerte nationaux du bassin océanique. Les messages indiquent les caractéristiques du séisme, les heures d’arrivée du tsunami estimés à partir de modèles et permettent aussi de suivre la propagation réelle du tsunami en reportant les observations des tsunamimètres (capteurs de pression immergés au large) et des marégraphes côtiers présent dans le bassin.

Un opérateur de permanence 24h/24 est chargé de signaler un risque de tsunami à partir de l’analyse des mesures transmises en permanence et en temps réel par un réseau complet de stations sismiques et de marégraphes (Figure 1). 

En pratique, les données des stations sismologiques permettent de calculer la magnitude, la localisation et la profondeur du foyer du séisme et ainsi de déterminer si ce dernier est potentiellement tsunamigène. Dans un deuxième temps, les mesures de hauteurs d’eau transmises en temps réel par les différents marégraphes viendront confirmer ou infirmer la présence d’un tsunami et préciseront ses caractéristiques (heure d’arrivée, amplitude, période, cf. Figure 2). En parallèle, ces mesures marégraphiques servent également à la validation des modèles de propagation du tsunami sur lesquelles les premières estimations et prévisions sont basées.

 

Le premier centre d’alerte aux tsunamis (PTWC) fut créé dans le Pacifique par les américains en 1949. Dès les années soixante, le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA) y apporte une contribution française en installant un système similaire à l’échelle de la Polynésie française.

Le tsunami de Sumatra en 2004 marque un tournant décisif dans l’implication internationale pour le développement de centres d’alerte sous l’égide de la commission océanographique intergouvernementale (COI). Le PTWC devient centre intérimaire pour l’océan Indien puis la mer des Caraïbes, dans l’attente de la mise en place de centres régionaux dédiés. 

L’écho est également fort en France dont les territoires sont présents sur tous les océans et bassins à risque comme en témoigne le sénateur Rolland Courteau dans le rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques du 7 décembre 2007. Déjà implanté le long des côtes de métropole et d’outre-mer au travers de son réseau marégraphique, le SHOM, fort de son savoir-faire en matière d’observation des hauteurs d’eau, est dès lors, systématiquement impliqué dans la contribution française au développement des systèmes d’alertes de chaque bassin océanique. 

En métropole, le SHOM est sollicité par le CEA dans le cadre de la mise en place du centre national d’alerte aux tsunamis (CENALT) pour la Méditerranée et l’Atlantique nord-est, dont l’ouverture est prévu mai 2012. A ce titre, cinq nouveaux marégraphes ont été installés en Méditerranée où le risque est le plus significatif, et l’ensemble du réseau marégraphique du SHOM (34 stations RONIM en métropole) a été modernisé pour transmettre leurs données en temps réel vers le CENALT. 

Pour le même besoin, des modernisations similaires ont été entreprises sur les marégraphes d’outre-mer participant à l’alerte aux tsunamis au niveau de leur bassin respectif.

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